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Vittoz et l'équipe de France aux Diablerets

Vincent Vittoz

Après plusieurs semaines sans neige, les fondeuses et fondeurs de l'équipe de France retrouvent à partir d'aujourd'hui l'or blanc à l'occasion d'un stage aux Diablerets en Suisse. Le point avec Vincent Vittoz.

"Nous étions en stage à Peisey la semaine dernière. Nous avons fait un chrono en fin de semaine (Vincent a terminé troisième à 24 secondes de Jean-Marc Gaillard, ndlr). Pour moi, ce n'était rien d'autre qu'une intensité de fin de stage et je n'en tire aucune conclusion. Là, nous partons aux Diablerets. J'ai skié en juin et juillet, ça ne fait pas si longtemps et une partie de l'équipe était à Ramsau (pour faire des tests, ndlr) il y a quelques semaines. Ca ne change pas trop, c'est souvent à cette époque que nous retrouvons la neige. Ca reste du ski sur glacier..."

Le fondeur de La Clusaz revient également sur la question concernant le choix du porte-drapeau pour Vancouver : "Si j'étais choisi, ce serait sympa, mais je ne pense pas que je fasse partie des prétendants." (lire ici la chronique concernant les possibles porte-drapeaux)

Roberto Gal : "L'important, c'est que l'équipe continue de progresser"

Roberto Gal

Le charismatique chef de l'équipe de France masculine, un des hommes clés de la réussite de Vincent Vittoz, Jean-Marc Gaillard, Manu Jonnier, Maurice Manificat, Roddy Darragon, Cyril Miranda, Christophe Perrillat et Alexandre Rousselet entre autres, prépare une nouvelle saison sans savoir ce qu'il fera à la suite de cette année olympique. Et pense que l'amitié est essentielle pour réussir.

"On veut faire de beaux Jeux, raconte Roberto Gal, mais surtout faire une belle saison comme on a fait les dernières années. L'important, c'est que l'équipe continue de progresser. Les Jeux, c'est assez aléatoire, ça ne se joue pas à grand chose. On est quand même un groupe qui est parti de rien. Aujourd'hui, il y en a neuf qui ont un super niveau. On est très liés, très soudés entre nous. On est même amis, c'est clair, c'est essentiel pour la confiance et pour faire améliorer l'équipe."

Chedal : "J'ai envie de bien faire"

Arrivé ce matin à Courchevel, l'enfant du pays, Emmanuel Chedal a pris du plaisir à retrouver ses marques et un tremplin qu'il connaît sur le bout des skis. Revigoré par un podium décroché mercredi sur le tremplin de Pragelato en Italie, le Français se sentirait presque pousser des ailes.

Emmanuel, ce podium arrive à point nommé ?
" J'avais déjà réussi de bons entraînements le mardi et j'ai pu concrétiser le mercredi lors du concours en décrochant la troisième place en finale. Je suis d'autant plus content qu'il me reste encore quelques détails à régler."
Des détails de quel ordre ?
"Oh, ce ne sont que des broutilles, mais j'avais tendance à être un peu en retard à la table et à pousser en fait dans le vide. C'est vraiment une question de timing et j'espère que ça ira bien ici."
A Courchevel, tout le monde vous attend ?
"Vous savez, en matière de saut, on ne monte pas sur des podiums à chaque concours, il faut en être conscient. Mais j'ai vraiment envie de sauter et envie de bien faire. Je connais ce tremplin, toutes les conditions sont donc réunies."
Le plus dur sera de bien résister à la pression ?
"Il va falloir que cette pression je l'utilise de façon positive. Pour l'instant je suis cool, je vais faire ce que je sais faire, sans en rajouter. Je vais me servir des entraînements pour effectuer des réglages, sans aucun autre souci de résultat, puisque ma position au classement provisoire du Grand-Prix d'été me qualifie d'office pour ce vendredi. Je vais donc sauter en toute décontraction."
Allez-vous tenter de jouer une place au classement général de ce Grand Prix d'été ?
"Pas forcément, car nous allons faire l'impasse sur l'épreuve suivante de Zakopane. De ce fait, je ne fais pas de fixation sur ce Grand Prix d'été, je vais prendre chaque manche du bon côté, après on verra bien. L'important, c'est d'avoir de bonnes sensations et c'est le cas depuis que j'ai repris l'entraînement. J'espère que c'est bon signe pour cet hiver."